Les acteurs guinéens réunis pour poursuivre la mise en place de la FiTI

CONAKRY – 13 janvier. S’appuyant sur l’engagement pris par le Président de la République de Guinée et par son Gouvernement d’adhérer à la FiTI, la Confédération Africaine des Organisations Professionnelles de la Pêche Artisanale (CAOPA) a réuni à Conakry plus de 50 participants avec l’objectif de faire des avancées concrètes vers la matérialisation de cet engagement en Guinée.

Des objectifs clairs avaient été assignés à l’atelier. Il s’agissait d’une part d’expliquer les exigences de transparence contenues dans le Standard de la FiTI que les pays mettant en œuvre l’initiative doivent respecter et d’effectuer une analyse préliminaire de la disponibité des in-formations concernées ; et d’autre part de définir une stratégie pour mettre en place le Groupe National Multipartite de la FiTI en Guinée.

Afin de garantir le caractère inclusif des réflexions, une caractéristique essentielle de la FiTI, la CAOPA avait convié des représentants de toutes les parties prenantes concernées. Ont répondu présents plus de 50 participants, dont des représentants de différents ministères concernés, des acteurs du secteur artisanal issus de différents ports et débarcadères autour de Conakry, des membres de la société civile et des parlementaires.

Le fort taux de participation à cet atelier et les revendications en matière de transparence et de participation que les professionnels de la pêche artisanale ont exprimé lors de la réunion témoignent du fort intérêt de ceux-ci à la FiTI et de l’importance de l’initiative pour la Guinée, bien que ceux-ci aient néanmoins regretté la lenteur du processus de signature du décret pré-sidentiel nécessaire pour jeter les bases institutionnelles de la FiTI.

Pour ces acteurs, la transparence et la participation vont main dans la main : disposer d’un meilleur accès à l’information concernant la gestion de la pêche leur permettra de jouer un rôle plus actif pour contribuer à une gestion durable des ressources halieutiques.

Selon les participants, la transparence pourrait aider à faire face à certaines préoccupations qui prévalent chez les acteurs du secteur en Guinée, tels que la vente et l’utilisation des filets mono filaments (une pratique légalement interdite), la pêche des juvéniles, la présence accrue d’étrangers dans la pêche artisanale, le transbordement en haute mer et les retombées des accords de pêche pour les artisans. Pour cela, ils ont souligné la nécessité d’une meilleure dif-fusion et de partage de l’information par le gouvernement.

Ce nouvel atelier s’est achevé sur un appel des participants adressé au Président à diligenter la sortie du décret et à assurer sa vaste diffusion afin de leur permettre de poursuivre leurs efforts et de voir la Guinée soumettre une demande de Candidature officielle à la FiTI dès que possible.