La FiTI comme partenaire lors du Forum mondial 2017 de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte anti-corruption

Le Forum Mondial Anti-Corruption 2017 de l’OCDE sur l’intégrité et la lutte anti-corruption s’est déroulé les 30-31 mars à Paris, France. Des ministres, des représentants d’entreprises
et de la société civile ont débattu d’enjeux incluant le coût de la corruption pour la société, l’utilisation de donations politiques pour acheter de l’influence, le rôle du contrôle des exportations pour lutter contre la corruption ainsi que l’importance de l’intégrité dans la gestion des ressources naturelles (y compris la pêche).

Pour l’édition de cette année, la Fisheries Transparency Initiative a participé au Forum en tant que partenaire, reflétant ainsi le consensus grandissant concernant le besoin d’intégrité pour pour aboutir à une gestion durable des ressources naturelles (faune, y compris ressources halieutiques).

En partenariat avec WWF et l’OCDE, la Fisheries Transparency Initiative a organisé la session « l’Intégrité importe pour les espèces sauvages» le 30 mars de 14h à 15h30.

La session a été modérée par M. Luiz de Mella (Directeur Adjoint de la Direction de la gouvernance publique et du développement territorial). Après une introduction de Rob Parry-Jones (WWF), Candice Welsch (ONUDC), Markus Busch (Ministère Fédéral de la Justice et de la Protection des Consommateurs, Allemagne), David Muna (Département d’Etat américain), Steven Broad (Traffic International) et Sebastian Wegner (FiTI) ont évoqué le rôle des initiatives internationales pour encourager les mesures de bonne gouvernance qui dissuadent la corruption. La nécessité d’établir des partenariats, par exemple pour prévenir le trafic d’espèces sauvages, les crimes relatifs à la pêche ou la surpêche ainsi que la nécessité de renforcer la transparence pour une meilleure gestion des ressources halieutiques ont également été au centre des discussions.

Il a été reconnu que la corruption mène à une utilisation non durable des ressources naturelles. Les membres du panel ont mis en évidence le fait que la corruption, sous toutes ses formes, est liée aux crimes relatifs aux espèces sauvages et à la pêche, menaçant la sécurité alimentaire, les sources d’existence des communautés locales, les droits de l’homme et les économies locales, et freinant ainsi la réalisation des Objectifs du Développement Durable.

Il a été reconnu que les différents acteurs devraient intensifier leur collaboration pour remédier à ce défi.

Mais il existe des outils de prévention. Et l’accent a été mis sur le fait que la transparence est un moyen essentiel pour renforcer la gestion durable des ressources.
Les déclarations finales ont insisté sur l’importance de renforcer la coopération internationale entre les différents acteurs pour mettre en œuvre des mesures anti-corruption (dont la transparence) afin de parvenir à une gestion plus durable des ressources naturelles.

La FiTI cherche à tirer parti de cette dynamique et continuera ses échanges avec les différents acteurs de tous les secteurs concernés.