Pourquoi les acteurs de pêche à petite échelle soutiennent la FiTI

BERLIN – 8 juin. Renforcer la transparence et la participation dans la gouvernance de la pêche à petite échelle est un aspect essentiel des efforts globaux de la FiTI vers une gestion plus durable de la pêche maritime. Dans ce sens, la FiTI appuie des instruments internationaux existants, comme les Directives Volontaires de la FAO visant à assurer la durabilité de la pêche artisanale dans le contexte de la sécurité alimentaire et de l’éradication de la pauvreté, dans lesquelles la « transparence » et la « participation » ont été définies comme étant deux des principes directeurs pour la fondation des Directives Volontaires.

Pour la Confédération Africaine des Organisations de Pêche Artisanale (CAOPA), qui promeut un meilleur accès à l’information, la participation aux prises de décision et la justice comme droits interdépendants pour une pêche durable et équitable, la provision d’informations qui soient accessibles et crédibles est essentielle pour rendre la gestion des pêches durable et équitable.

Dans une document de réfléxion, le Secrétaire Général de la CAOPA Dawda Foday Saine explique pourquoi la gestion de la pêche est au cœur des revendications de la CAOPA et pourquoi la CAOPA soutient activement la FiTI depuis ses débuts en été 2015.

La CAOPA a identifié sept domaines concrets où la FiTI pourrait avoir un impact significatif pour avancer vers une gestion du secteur qui soit durable et qui bénéficie à toutes les parties prenantes concernées, y compris aux acteurs de la pêche à petite échelle :

1.Des informations plus crédibles et de meilleure qualité sur les stocks halieutiques ainsi que des informations sur les captures et les rejets permettront d’avancer vers une pêche plus durable ;

2. Rendre publics les accords d’accès et des informations sur les licences de pêche industrielle permettront de soutenir une plus grande prise de responsabilité ;

3. Lever le voile du secret et de la confidentialité sur la gestion de la pêche permettra d’éliminer les échappatoires qui font de la pêche un secteur idéal pour faire prospérer des actes criminels, et ainsi remédier à la pêche INN et à la corruption ;

4. Plus d’informations sur le secteur de la pêche mettra en avant la contribution sociale et économique du secteur de la pêche à petite-échelle ;

5. Plus de transparence sur les normes de travail permettra de sensibiliser sur les progrès réalisés pour améliorer les normes de travail dans le secteur de la pêche et soutiendra les efforts entrepris pour abolir l’esclavage et le trafic d’être humains ;

6. Plus de transparence sur les subventions contribuera à réformer les subventions accordées par les gouvernements au secteur de la pêche et stimulera un débat public sur la manière dont les transferts gouvernementaux au secteur sont conformes aux priorités nationales sur l’environnement, l’emploi et la sécurité alimentaire ;

7. Plus de transparence autour des projets du secteur public mènera à une plus grande redevabilité ainsi qu’à une plus grande inclusion des pêcheurs à petite échelle dans les consultations de projets et permettra de s’assurer que l’aide au développement soit efficace et inclusive.

Ce document de réflexion (en anglais) a été présenté par le Secrétaire Général de la CAOPA Dawda Foday Saine en septembre 2017 à l’occasion de la 5ème réunion des Ministres ACP responsables de la pêche et de l’aquaculture.

Dawda Foday Saine, Secrétaire Général de la CAOPA

Dawda Foday Saine, Secrétaire Général de la CAOPA